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 It's time to make it right - Angelica



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Facilis desensus averno
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It's Time to make it right

I know I've been hard sometime but, maybe, you can talk to me now ?

Maryse prenait une pause dans son entraînement. Depuis qu’elle était de nouveau à New-York à plein temps, la mère de famille avait mis un point d’honneur à s’entraîner tous les jours pour pouvoir retourner sur le terrain le plus tôt possible. Elle avait besoin de ça. Depuis son divorce avec Robert, Maryse avait complètement déserté Idris et ses responsabilités politiques. Elle les avait largement laissé à son ex-mari et c’était beaucoup mieux ainsi. Elle respirait de nouveau. Elle avait l’impression de redécouvrir une vie qu’elle avait perdue depuis plus de 20 ans. Depuis que Valentin était tombé en fait. Et il avait fallu que Valentin tombe une seconde fois pour que Maryse se rende compte qu’elle avait besoin d’autre chose. Qu’elle avait besoin de retourner sur le terrain. Elle avait besoin d’un peu plus d’action dans sa vie. Alors elle en avait discuté avec Alec après l’histoire de Valentin et ils avaient tous les deux convenus qu’elle suivrait des entraînements réguliers et parfois avec lui.  C’était un programme que Maryse avait accepté tout de suite sans poser la moindre questions.

Mais aujourd’hui, Maryse avait besoin d’une pause. Elle avait besoin de prendre un peu l’air et de quitter l’Institut. Depuis qu’elle était revenue à New-York et qu’elle y restait tout le temps, la mère de famille avait découvert certaines joies du monde terrestre. Comme les balades dans Central Park et les churros qu’on pouvait trouver à quelques coins d’allers. Oui, Maryse était devenue accro à ces petits trucs pleins de gras. Ce n’était pas bien, elle compensait un peu ce qui se passait dans sa vie mais elle se dépensait tellement qu’elle était sûre de ne pas prendre un seul gramme. Avec l’objectif de trouver ces petites pépites fries, Maryse quitta l’Institut habillée d’un jean et d’un t-shirt. Le tout surmonté d’une veste assez légère. Depuis qu’elle avait abandonné le rôle politique, Maryse avait troqué ses robes pour des jeans et des hauts tout simple. Un changement pour tout ceux qui la connaissait depuis des années. Mais c'était quelque chose qu’elle préférait. Les talons ne lui faisaient plus mal aux pieds et elle n’était plus obligés de passer une heure à se préparer le matin. Un pantalon, un haute, des chaussures basses, un peu de mascara et le tour était joué. Bien plus pratique.

Un soupir passa ses lèvres alors qu’elle entrait dans Central Park. Elle ne mit pas longtemps à trouver un stand de churros et il lui fallut encore moins longtemps pour se retrouver avec une dizaine de petits bâtonnets dans les mains, saupoudrés de sucre glace. Elle s’empressa d’ailleurs d’en mâchonner un alors qu’elle continuait sa route à travers l’espace vert. Les yeux se baladant sur les grands espaces, la mère de famille remarqua une tête qui lui paraissait familière. En se rapprochant, Maryse reconnu Angelica, sa nièce. Sans y penser deux fois, la brune s’approche de la jeune chasseuse qui se trouvait assise sur un banc, face à un espace aquatique. Sans un mot, la chasseuse s’assit à ses côtés et laissa quelques secondes de silence s’installer. Après plus d’une minute, Maryse ouvrit la bouche et tendit son petit sachet de churros vers la jeune femme.

- Un churros ? demanda-t-elle pour engager la conversation.

Ce n’était pas la meilleure entame de conversation de tous les temps mais Maryse ne savait pas quoi dire d’autres. Elle n’avait pas discuter avec Angelica depuis des lustres. Et la dernière fois qu’elle l’avait fait, la mère de famille avait peut-être été froide et distante. Ce qu’elle essayait de corriger maintenant.
Awful


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Facilis desensus averno
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It's time to make it right

Mes émotions sont en pack, ma mère, ma mère. Et tu les castres sans que tu saches, ma mère, ma mère. À force de rien laisser paraître, ma mère, ma mère. Bah tu les as même mis en cage, ma mère. ¤ Eddy de Pretto  


Un flash… « Lily, Lily, vieeens, on va être en retard» Aly ? Merde. Je croyais que tu n’existais plus, que tu ne vivais plus. J’avais presque fini par croire que tu n’avais jamais vécu. « Lily, Lily, arrête de réfléchir et viens… Viens, je te dis.» Je voyais au fond, un corps, couvert d’un drap blanc. Un shadowhunter était mort. Une foule d’inconnu, nous observait avancer. Parmi eux, je reconnaissais des têtes, particulièrement une, Aiden. Il s’approchait de nous et de son air suffisant, il annonçait «Soulève le drap, Angelica.» Je m'exécutais sans la moindre hésitation. Sous ce drap, se cachait le corps de ma sœur.

Je hurlais et c’était ce qui me réveilla dans un sursaut. Je m’agitais comme une folle dans ma couette, haletante. Par réflexe, je redressais mon buste en admirant la journée, bien trop présente. Foutu mission trop tard… Encore un cauchemar. Je me demandais même si je n’avais pas hurlé pendant mon sommeil. En passant ma main dans mes cheveux, en bataille, je tentais de leur trouver une place convenable. La fenêtre, je me regardais dans cette fenêtre et je voyais cette gamine, essoufflée et transpirante juste par la faute d’un mauvais rêve. Il me hantait, cet enfoiré… Je ne dormais plus depuis que le fait de rester éveiller était devenu vital à la survie d’Alyana. Je ne dormais plus, non, je me détruisais dans mon sommeil.

J’avais chaud alors j’envoyais valdinguer ma couverture pour me diriger vers ma douche. Éloigner, je devais les éloigner ses démons qui m’arrachaient le cœur. L’eau coulée sur ma peau, sur mon corps blessé. Elle glissait sur ma cicatrice que je ne pouvais à peine toucher. Le savon glissait sur mon ventre pour me rappeler exactement la douleur d’une caresse, d’une présence, celle qu’Aiden donnait à Aly alors qu’elle n’en voulait pas. Mon visage se fermait, dans un long soupir, ma tête se déposa sur le mur de la douche.

Le liquide se déversait et je tentais de vider mon esprit au rythme de ses gouttes. Seule. Debout. Emy ne pouvait pas survivre si je ne veillais pas sur elle. Debout. Personne ne se démènera à ta place. Et même si c’était le cas, je ne le supporterai pas. C’était ma bagarre, ma guerre. Redevenir normal, vivre comme avant c’était cela mon vrai défi. Étrangement, le ruissellement de l’eau sur mes lèvres apaisait mes songes. La fin de tout cela me permit de me diriger vers mon armoire et admirer avec passion mon appareil photo. J’enfilais la seule tenue que je possédais de banale et convenable pour le monde terrestre pour me diriger vers la fenêtre.

Je sautais de celle-ci en prenant soin d’activer mes runes avant. Tout en dirigeant dans le cœur de la ville, je contemplais la beauté des lieux. Après un peu de temps à marcher, à tenter de capturer l’émotion des moments, je m’asseyais sur ce banc dans ce grand parc. Je jugeais la qualité de mes photos, toujours aussi pathétiques. Il n’y avait rien, aucune profondeur. Je finirais par retrouver mon talent à transmettre quelque chose à travers mes clichés.

Dans un soupir, je posais mon appareil sur mes genoux et je penchais la tête en arrière. J’étais tranquille ce jour-là, Alec ne semblait pas avoir de quoi m’occuper alors… Je ne possédais pas d’autre choix que de meubler mon esprit, faire en sorte que je ne pensais à rien d’autre. Quelqu’un vint s’asseoir à mes côtés. Je ne pris pas la peine de la considérer à son départ. À force, je finissais par comprendre que les terrestres disposaient de cette étrange capacité à déranger les autres. J’étais assise seule, ici. Il y avait un certain but dans cela. Puisqu'il en était ainsi, je me tournais pour lui faire face à ce terrestre, qui n’en était pas du tout un.

Le visage de Maryse me déstabilisait un peu et je n'osais pas trop parler. Je la dévisageais pour finalement tourner ma tête vers l’étendu naturel se présentant devant nous. Je posais mes coudes sur mes genoux, en me penchant légèrement en avant. Sa proposition me décrocha un sourire. Ce n’était pas cette petite friandise terrestre ? Qui ressemblait à de la pâte, mais en plus sucré ? Comment je connaissais cela ? Oh, vous saviez, avoir une meilleure amie comme Alyana nous obligeait à connaître tout les vices des terrestres puisqu’elle plongeait dedans. En me relevant, je prenais cette petite merveille, encore toute chaude.

« Hum.. Merci !» Je croquais dedans dans un petit souffle de satisfaction. C’était vraiment bon. Maryse me montrait un visage bien différent de celui que je connus. Elle me regardait, comme si elle avait toujours été en contact avec ses civils, avec les terrestres, comme si elle vivait de façon plus que raisonnable. « Ca faisait longtemps, ma tante !» Mes termes semblaient polis, précis. Je connaissais les termes de nos familles, les liens aussi. Je prenais même l’habitude de montrer un profond respect aux plus anciens.

«Je ne pensais pas te voir dans un lieu aussi banal !» À croire que tout le monde changeait, que tout le monde avait le droit d’être quelqu’un d’autre. Je continuais de grignoter mon churro tout en regardant l’horizon. C’était beau, simple mais beau. « Tu viens souvent ici ?» Des banalités, mais qu’avais-je à dire de plus ? Rien, juste la lassitude d’une routine. J’avais appris pour Robert. Je ne pensais pas grand chose de cela à vrai dire, je ne jugeais rien ni personne. Je trouvais juste que ma tante avait été particulièrement courageuse de divorcer malgré le déshonneur que cela représentait. « Comment vas-tu ?»

☾ anesidora @Maryse Lightwood



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Maryse pouvait comprendre que les changements qu’elle opérait chez elle pouvaient être déroutants pour certaines personnes. Elle pouvait tout à fait comprendre mais il fallait aussi comprendre son vision des chose. Sa vie venait plus ou moins de se casser la tronche comme un gâteau mal monté et la mère de famille avait dû réagir à ça. Beaucoup aurait pensé qu’elle resterait à Alicante pour tenir tête à son mari mais il n’en avait rien été. Elle l’avait gentillement laissé avec les soucis politique et dès que le divorse avait été prononcé la mère de famille avait simplement demandé à quitter l’endroit pour venir donner un coup de main à New-York. Elle avait eu de la chance d’avoir des votes positifs à sa demande et elle avait quitté Robert et Alicante sans un vrai regard en arrière. Parce qu’elle avait des choses bien plus importantes à faire à New-York. Officiellement, elle était là pour donner un coup de main avec le merdier que Valentin avait laissé mais officieusement, elle espérait faire les choses bien auprès de ses enfants. Pendant des années, Maryse avait été la mère qu’elle avait méprisée toute son enfance et il était hors de question que les choses durent plus longtemps.

Elle avait commencé avec Alec parce que c’était son aîné et parce que c’était avec lui que les choses avaient commencées. Elle n’avait pas bien agit avec son aîné lorsque celui-ci avait choisit de mettre fin à sa cérémonie de mariage. Et elle n’avait pas bien réagi non plus ensuite. Alors elle avait essayé de donner son point de vue et d’expliquer ce qui lui était passé par la tête. Lorsque Alec avait apprit pour Robert…. Du moins, il avait deviné les actions de son père et Maryse n’avait pas pu imaginé la réaction de son fils. Elle avait toujours vu ses enfants plus proches de leur père aux vues de son comportement et avait imaginé que ce serait la même chose une fois que cette histoire serait sortie. Mais cela n’avait pas du tout été le cas. Elle avait même rapproché Maryse d’Alec. Leur relation n’était pas toujours au beau fixe mais Maryse faisait des efforts. Pour comprendre, pour voir et pour apprendre.

Elle était ensuite allée s'excuser auprès de Jace pour les mots qu’elle avait eu. Jace avait beau de ne pas être de son sang, il n’en était pas moins son fils. Elle l’avait élevée comme les trois autres et il ne pouvait pas en être autrement pour la mère de famille. Ce n’était pas envisageable pour Maryse. Elle avait simplement réaffirmé cette conviction auprès du principal intéressé. Puis était venue Isabelle. Ce n’était pas encore gagnée mais Maryse était sur la bonne voie. Elle essayait de regagner la confiance de sa fille petit à petit. Ce n’était pas évident tous les jours, Maryse se posait beaucoup de question mais elle finirait sûrement par la regagner cette confiance.

Durant cette transformation, Maryse avait également décidé de perdre cette attitude froide et distance qu’elle pouvait avoir avec les personnes qu’elle appréciait. Il était une époque où Maryse ne montrait plus aucune émotion à personne et cette période était maintenant révolue. Ce n’était pas évident de perdre une habitude vieille de vingt ans et Maryse essayait de faire des efforts. Comme maintenant avec Angelica. Il était peut-être surprenant pour la jeune femme de la voir dans un parc terrestre mais c’était une chose que Maryse essayait de faire assez souvent maintenant.

La dernière fois qu’elle avait vu Angelica, les conversations qu’elle avait eu avec la jeune n’avaient été que formelles et cordiales. Comme toutes conversations qu’elle pouvait avoir avec les membres de sa famille. Ou de la famille Lightwood en général. Aujourd’hui Maryse essayait une autre approche. Peut-être déroutante pour la jeune chasseuse.

- Je crois que la dernière que je t’ai vu, tu avais dix centimètres de moins , plaisanta Maryse en finissant de mâchouiller son propre churro.

Un rire s’échappa de ses lèvres en entendant les mots de la brune assise à ses côtés. Comme elle l’avait prédit, les choses pouvaient être déroutantes…

- Central Park est un bel endroit, confia Maryse en passant son regard sur le paysage qui s’étendait devant elles. Il serait bête de passer à côté parce que j’ai des aprioris sur le monde terrestre.

Pourquoi raconter des histoires quand la vérité était simple ? La question pouvait se poser également pour la dernière question que lui posa Angelica. Comment allait-elle ? C’était une bonne question qui mériterait une longue réponse.

- Bien, fut cependant la réponse de la mère de famille. Et toi ? Je pourrais te retourner les questions. Qu’est-ce que tu fais ici ? Tout va bien ?


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Facilis desensus averno
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Qui aurait cru l’espace d’un instant que, Maryse, ma tante, se retrouverait dans un lieu comme celui-ci à me demander comment j’allais et ce que je venais faire ici. Mon regard se perdait dans l’horizon. Il commençait vraiment à faire froid ici, ça me manquait lorsque j’étais à Tokyo… La neige, le froid, l’ambiance étrangère qui se dégageait à l’approche de cette fin d’année, un truc qu’ils appelaient noël, mais qui n’avait aucune signification exacte mise à part de hurler Joyeux Noël à minuit, la fête de la naissance d’un abruti qui marchait sur l’eau.

En toute honnêteté, cela m’exaspérait profondément que l’on croyait encore à ce genre d’histoire. Les vrais héros, c’étaient nous, c’étaient tous nos ancêtres qui s’étaient sacrifiés pour les terrestres. J’étais fière, fière d’être parmi ceux qui protégeront à jamais la vie humaine. Comme je le disais, avoir une meilleure amie comme Alyana m’obligeait à connaître un peu trop ce monde terrestre auquel je ne portais que protection.

Mon regard se perdait entre ses arbres et ce petit chemin blanc, presque beaux à vrai dire. Il y avait une simplicité dans ce monde, une simplicité qui apaisait les cœurs, même ceux qui semblaient détruits. J’aimais ce monde, j’aimais la stupidité des terrestres et leurs ignorances. Ca me rassurait de me sentir utile pour quelqu’un. 10 centimètres en moins qu’elle me disait… Je souriais bêtement.

Ca me faisait rire de me revoir petite, furie comme je l’étais avec mon cousin que je secouais comme un prunier. Ses souvenirs me paraissaient si doux et si… agréables. Loin de tous ceux que je gardais ses derniers temps. Je croquais de nouveau dans mon churro, je ne pus m’empêcher d’évacuer la chaleur entre mes dents en ajoutant « Ch’est chaud ! » Son sourire me surprenait un peu. Je la voyais un peu comme une vieille folle, je tournais ma tête vers elle, un peu confuse.

Elle enchaîna avec sa situation actuelle que je trouvais plutôt normale, lorsqu’elle me l’expliqua. Cette simplicité qu’elle faisait preuve, je ne l’avais jamais vu chez elle avant. Elle était aussi barbante que toutes les autres de la famille dont le seul mot semblait être l’image. Malgré ma confusion profonde, je ne pouvais m’empêcher de sourire. Avait-elle changé à ce point ? Je haussais les épaules, plutôt en accords avec ses propos.

« Le monde terrestre est ignorant, mais j’aime cette innocence… Ca nous permet d’être inconnu et surtout d’avoir accès à ça... Ce genre de vue qu’on n'a jamais ! » C’était vrai, malgré tout les apprioris que je possédais sur ce monde, je le disais si souvent, il n’en restait pas moins, le plus magnifique. « J’ai pris mes meilleurs photos dans le monde terrestre… » C’était vrai.

C’était dans ce monde que je prenais mes meilleurs clichés, mais ce n'était pas forcement grâce à sa beauté, mais plutôt à celle des sentiments d’Alyana. Elle dégageait à elle-seule, un monde de lumière. Je posais mon regard sur mon appareil photo. Cela faisait bien trop longtemps que mes photos n’étaient plus rien d’autre que la copie d’un moment sans intérêt. Bien fut sa réponse. Simple et clair. Pourtant, je doutais de la véracité de celle-ci.

Allait-elle vraiment bien ? Personne ne pouvait aller bien après une aussi grande épreuve. J’observais cette femme, à côté de moi, avec intérêt. Maryse représentait l’image de la mère sévère et presque brutale d’Alec et Izzy, mais désormais, je le voyais bien plus comme une chasseuse d’ombre qui se donnait au maximum pour préparer ses enfants à cette dure réalité. Je lâchais un long soupir. Ma tante, digne d’un démon, ne semblait pas être si terrible que ça. Elle œuvrait pour le bien de sa famille. Comment aimer lorsque nous l’avions jamais appris ?

Nous étions en droit de nous demander cela et en observant la mère des Lightwood, je ne faisais que prouver la légitimité de ma question. « Je prends des photos. Très terrestre comme passe-temps, mais j’apprécie la simplicité que ça représente ! » Je haussais les épaules, dans un petit sourire discret, presque timide. Je ne parlais pas tellement de ma passion, mais étrangement, cette journée-là, je me sentais capable de discuter avec Maryse. Je la voyais plus ouverte. Son visage, lui-même, semblait être plus apaisé qu’il ne pouvait jamais l’être lors de mon enfance.

Mine de rien et aussi stupide que cela pouvait l’être, elle paraissait heureuse. « Je vais bien ! Comme toujours ! » Annonçais-je, déjà pas très convaincue par mes propres paroles. C’était pour cela que je n’essayais pas de croiser le regard de la mère de famille. Elle comprendrait un peu trop vite que je lui cachais de lourds secrets. « J’ai appris que tu souhaitais reprendre le terrain ! J’ai hâte de te revoir parmi nous, Maryse. Tu seras une excellente chasseuse, digne de tes enfants !»

On remarquait facilement au combien, j’étais fière de mes cousins et de ma cousine. J’espérais qu’elle l’était aussi. Ils méritaient un peu de tendresse, un peu d’amour pour tout ce qu’ils accomplissaient ensemble. « Je t’aiderais avec plaisir pour ta première mission, si tu en as envie, évidemment ! » Je poursuivais de dériver le sujet, sujet qui portait sur moi. Je préférais le tourner sur quelqu’un de plus intéressant comme Maryse et ses enfants incroyables.

☾ anesidora @Maryse Lightwood



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Si on lui avait dit un jour qu’elle se retrouverait à discuter avec sa nièce dans Central Park, Maryse aurait ri au nez de celui qui aurait lancé l’idée. Et pourtant, la voilà dans Central Park à discuter avec Angelica alors en boulottant des churros. C’était un peu un virage à cent quatre vingt degrés pour la mère de famille et elle avait parfois du mal à se dire qu’elle arrivait à changer comme ça. Ca pouvait être un changement radical pour les yeux de quelqu’un d’extérieur mais c’était le résultat de plusieurs semaines de réflexion pour ne pas dire plusieurs mois voir plusieurs années. Son mariage avec Robert avait commencé à capoter après l’arrivée d’Isabelle dans leur vie. Ce n’était pas la faute de sa fille, c’était simplement le résultat de ses actes passés. Maryse avait fait des erreurs dans sa vie que Robert avait du mal à accepter. La vie dans laquelle ils avaient évoluée avait été dictée par ses propres actes de jeunesse et le père de famille lui en avait voulu. En y pensant, ce n’était que le juste retour du bâton mais il lui avait fait comprendre d’une manière qui n’était pas très juste non plus. Ils avaient tous les deux des tords et Maryse n’était pas la seule à blâmer, quoi qu’elle puisse penser. Max avait été leur tentative de rabibochage qui n’avait pas marchée. Elle aimait Max de tout son coeur, ce n’était pas là que se trouvait le problème. Malgré ce que pouvait penser les gens, Max n’était pas un accident. C’était même tout le contraire. C’est peut-être pour cela qu’il avait été plus couvé que les trois autres. Non, le problème venait du fait qu’ils avaient essayé de régler leurs soucis avec un enfant. Et que ce n’était jamais la bonne solution. C’était même une erreur parce tous les partis venaient, à la fin, à en souffrir. Eux parce que leur mariage avait complètement capoté et Max parce qu’il penserait sûrement au pire lorsqu’il serait plus grand et qu’il se rendrait compte de cette histoire. C’était quelque chose que Maryse redoutait beaucoup et qu’elle ne savait pas encore comment gérer les choses. Max était intelligent et il finirait par comprendre. Un jour. Et c’est ce jour là que Maryse redoutait. Pas le fait que Max comprenne. Parce que connaissant son fils, il s’en voudrait certainement. Il s’en voudrait pour quelque chose qui n’était pas de son ressort et pour les erreurs qu’elle et Robert avaient commises…

Maryse revint au présent quand la voix d’Angie résonna à ses oreilles et elle reporta son attention sur la jeune femme assise à ses côtés. Ses mots étaient justes et sages, ce qui étonnait un peu la mère de famille. Elle avait souvenir d’Angelica comme d’une gamine qui suivait Alec un peu partout et qui le secouait comme un arbre fruitier. C’était une image qui contrastait pas mal avec l’image que renvoyait la brunette en cette instant. Le fait qu’elle se confie sur l’un de ses passes temps fit sourire la matriarche. Elle avait rarement eu ce genre de conversation avec la jeune femme par le passée. Leurs échanges avaient toujours été plus que cordiaux voir même beaucoup trop cordiaux. Maryse n’avait pas été la tante la plus ouverte du monde par le passé et elle s’en rendait compte maintenant qu’elle essayait de changer les choses et ses attitudes.

- J’ai vécu quasiment vingt ans à New-York et je n’étais jamais vraiment sortie voir ce qu’il se passait, avoua la brune alors qu’elle reprenait une de ses friandises et qu’elle soufflait dessus pour la refroidir avec un sourire en coin pour sa nièce. Je me rends compte avec le recul que c’était une erreur. Le monde terrestre a de très belles choses à montrer, lâcha-t-elle alors qu’elle mordait finalement dans son churro.  Je ne savais que tu faisais de la photographie, rajouta la mère de famille lorsque la brune lui avouait qu’elle faisait de la photo.

En réalité, Maryse savait peu de choses sur ce que faisait Angelica ses derniers temps. Elle faisait partie de sa famille et elle n’avait que peu d’informations sur la jeune femme à part ce dont elle se souvenait. Et ses souvenirs remontaient maintenant à quelques années…

Un froncement de sourcil vint plisser le front de la chasseuse alors qu’elle écoutait Angie lui souffler qu’elle allait bien. Elle avait l’impression de s’entendre elle même lorsqu’elle disait que tout allait bien alors que ce n’était pas le cas. Cependant, Maryse ne releva pas. Du moins, elle n’en fit pas part à la brune. Maryse et Angie n’étaient pas assez proche pour que la mère de famille se permette de lui dire qu’elle sentait le mensonge. La seule chose qui sortie de sa bouche fut un rire après que la jeune chasseuse ne la félicite sur sa future reprise de chasse.

- Oui, une décision que j’ai prise après mon divorce, fut la première phrase qui sortie de sa bouche. Merci d’avoir confiance en moi même si je suis pas sûre de ce que tu affirmes. Ca fait tellement longtemps que j’ai pas mis les pieds sur le terrain que j’ai l’impression d’avoir rouillée, ricanna par la suite Maryse à ses propres dépens.

Un sourire s'étala sur les lèvres de la mère de famille lorsqu’Angie lui proposa son aide. Franchement, parfois Maryse se demandait pourquoi tout le monde était gentil avec elle. Avec les événements passés, c’était une question qui effleurait son esprit souvent et pour laquelle elle n’avait pas encore trouver de réponse.

- C’est gentil de proposer, assura la brunette alors qu’elle tournait de nouveau son regard sur sa nièce. Et ce serait avec plaisir ! Je ne vais pas dire non à un peu d’aide, plaisanta la mère de famille.



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